Il publie ce mercredi un ouvrage dans lequel il confie sa vision du sport pour "faire avancer les choses" et propose des solutions afin de doter notre pays d'une réelle politique sportive efficace.

Heureux père et entraîneur d'Olivia, vice-championne olympique du relais 4X100 m à Pékin, et des jumeaux Jonathan et Kevin, les deux meilleurs performeurs belges de l'histoire sur 400 m, Jacques Borlée, 51 ans, rêve de voir son exemple familial servir au plus grand nombre.

Le sport qui favorise l'intégration, le courage, la volonté et l'excellence, et dont les bienfaits ne sont plus à démontrer, n'a pas la place qu'il mérite dans notre société. Tout commence par l'école où le sport est malade.

S'appuyant sur de nombreuses études, Jacques Borlée plaide en faveur du sport de haut niveau, le nombre de champions ayant des retombées proportionnelles auprès de la population.

Son analyse à l'égard des instances sportives belges est impitoyable: "Le COIB? Sa passivité, disons, était dévastatrice. Idéalement, le Comité Olympique aurait dû être le phare  du sport en Belgique. Ce phare ne brillait plus, ou par intermittences." (...) L'ADEPS? Elle se caractérise par sa lenteur (...)". Certes, il souligne que les choses évoluent dans
ces deux institutions grâce aux dynamisme de certains mais la solution est la création d'un centre national où toutes les élites pourraient s'entraîner et se stimuler mutuellement, et non pas répartir chaque sous-région d'un petit centre consacré à l'une ou l'autre discipline.

Jacques Borlée est aussi un fervent partisan de l'approche multidisciplinaire du sport: biomécanique, physiologie, psychologie, kinésithérapie, nutrition. Il n'oublie pas la question du dopage "qu'on ne résoudra qu'avec l'éducation."

Si le constat de l'état du sport belge dressé n'est pas neuf, Jacques Borlée a le mérite à travers son franc-parler de proposer aux décisionnaires des solutions qui ont fait leur preuve, par l'entremise de ses propres enfants, et qui pourraient redonner du souffle au sport de haut niveau en Belgique francophone.