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Leclere, Astrid

Qui va aider Astrid Leclere (FC Liégeois) à faire exploser son talent?

Astrid LeclereOnze tournois, onze victoires et une 22e place au classement belge: l’année 2012 d’Astrid Leclere a été exceptionnelle.
Celle-ci est bien partie aussi avec des victoires au Jena et au Mosa mais à 17 ans, Astrid n’a plus grand-chose à prouver à ce niveau et on aimerait la voir évoluer plus haut.

Elle a cependant choisi de terminer des études secondaires très exigeantes à Flône et ne s’entraîne encore que quatre heures par semaine. Elle s’est donc limitée à des tournois en France et en Allemagne, où le niveau était assez relevé et où elle est partie en compagnie de son papa. « J’y ai fait de bons matches contre de très bonnes joueuses et ça s’est surtout joué au mental », dit la joueuse du FC Liégeois. « Je n’avais plus évolué à un tel niveau depuis l’été et je n’étais pas tout à fait prête. Mais dans les interclubs français de D2 (ndlr: elle défend les couleurs de Saint-Saulve, près de Valenciennes), j’ai battu une joueuse qui fut 300e mondiale à 17 ans. »

Astrid va profiter de l’été pour participer à la grande tournée de tournois organisés en Belgique et elle espère y prendre à la fois de la confiance et des points. Mais après? »Mon avenir est toujours très flou », dit-elle. « J’aimerais me consacrer au tennis pendant un an mais une saison coûte 40.000 € et je comprends parfaitement que mes parents veuillent limiter l’investissement, parce que j’ai aussi deux frères. J’espère donc que des sponsors s’intéresseront à moi. »

Astrid le mériterait, car elle n’a jamais reçu énormément d’aide. Même pas de l’AFT, qui n’a jamais cru en elle. « Je me suis faite toute seule », dit-elle. « Pour les gens, j’étais toujours trop petite, trop frêle. »

Et si elle ne s’est pas épaissie avec l’âge, elle possède toutefois un service qui peut faire très mal mais aussi beaucoup d’endurance. C’est d’ailleurs nécessaire car elle éprouve toujours des difficultés à terminer des matches où elle mène facilement. « Ce fut encore le cas à deux reprises cette année », avoue-t-elle. « Un des problèmes, c’est justement que quand mon service se dérègle, je ne trouve pas la solution. »

Mais Astrid s’appuie avant tout sur un excellent revers, son meilleur coup, et sur des amorties qui font hurler ses adversaires. « On me dit toujours que j’ai un revers instinctif mais j’aime tellement les amorties… Voir une fille qui court vers l’avant, c’est tellement drôle… Elles ne savent pas quoi faire avec la balle. »

Ces qualités, Astrid les a développées avec Roger Cardos, aujourd’hui âgé de 80 ans mais qui reste une sommité dans le monde du tennis liégeois. « Avec lui, on ne sortait pas du terrain sans que tout soit parfait », dit Astrid. « Roger continue d’ailleurs à me suivre du bord du terrain, où Julien Onclin a pris le relais de Didier Toorens depuis Pâques. »

Voici peu, elle a également bénéficié d’une semaine de stage à l’Académie Bruguera, où elle s’est entraînée 7 heures par jour, soit plus que sur toute une semaine en Belgique. « J’en avais des ampoules aux mains », dit-elle. « Mais ce fut une expérience formidable, avec des joueuses hyper-sympas et des entraîneurs formidables. »

En dehors des terrains, Astrid est une jeune fille épanouie, toujours souriante et à l’éducation parfaite. « Je crois que je ne pourrais pas être heureuse sans vie sociale », dit-elle. « Il y a quelques années, j’étais partie m’entraîner à Odrimont avec Xavier Jodocy. Tout se passait bien mais il m’aurait fallu quitter ma famille et arrêter l’école pour passer le jury central. Je n’étais pas prête à cela et je me suis éloignée du club. »

Aujourd’hui, elle a retrouvé une famille au FC Liégeois, dont elle est le chef de file chez les dames et avec qui elle vient de sortir de poules en D3. Mais à l’instar de Margaux Bovy, Astrid mérite de voler plus haut.

 

 
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